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Les 6 choses que j’ai apprises en produisant des podcasts

Le podcast, c’est la manie du monde moderne d’inventer des choses alors qu’il s’agit ni plus ni moins que de redécouvrir la radio (que la vidéo n’a pas tuée, n’en déplaise aux Buggles). Et surtout une radio qu’on peut fabriquer et diffuser soi-même (même si on n’est pas stylé comme Christian Slater en 1990). En créant Outdoor Podcast (avec une équipe aux fines oreilles : Nathalie Ecuer, Clothilde Drouet, Jeremy Rassat et Pierre Seydoux), maintenant dans sa deuxième saison, j’ai découvert plusieurs choses…

Le format est incroyablement versatile

De 1 minute à 1 heure, il n’y a pas de règle pour la durée d’un podcast tout comme son genre (interview longue, fiction, documentaire, enquête, chronique, billet d’humeur). Il suffit simplement de trouver la bonne durée adaptée au contenu.

Pour Outdoor Podcast, nous avons choisi le créneau 15-20 minutes, ce qui correspond au trajet domicile-travail et permet d’entrer suffisamment dans le détail d’un sujet sans en demander trop à l’auditeur.

C’est aussi la durée de Mon Bureau C’est La Montagne, pour entrer dans un lieu en laissant le temps l’ambiance sonore s’installer (vous l’entendez le crochet de la chaussure de ski se refermer en couinant ?)

Légèreté, intimité

Il est plus facile d’aborder les interviewés (et de les convaincre de participer) avec un micro. La légèreté du matériel entraîne une légèreté de ton, un dialogue plus naturel et simple. Rapidement le micro s’efface et on peut instaurer un vrai dialogue.

A l’écoute des sons

En interview, l’attention est mobilisée pour capter un détail signifiant (habillement, livre, décoration); relancer au bon moment, déstabiliser pour faire dérailler un discours trop convenu. Dans le cas d’un podcast, il faut imaginer sur place quels sons vont permettre à l’auditeur de se projeter dans la scène, quel bruit va l’aider à se représenter le personnage.

Même le bruit d’une porte peut être utile pour ponctuer dans le récit… et faire simplement comprendre qu’on change de pièce sans avoir à dire « nous changeons de pièce ». La palette sonore est immense et, avec la voix du narrateur/journaliste, sont des fondations solides pour l’imagination de l’auditeur qui, à l’inverse de la vidéo, va devoir mobiliser son imagination pour fabriquer les images.  

Plus propice à la réflexion

Etonnant la quantité d’information qu’il est possible de transmettre dans un épisode d’Outdoor Podcast ! Un article contenant le verbatim exact serait épuisant ! Dans un podcast la voix humaine donne à chaque mot une charge émotionnelle, un rythme particulier, une personnalité facilitant l’écoute attentive.

« Podcasting is uniquely suited to this intimately sharing of oneself. It gives us the ability to literally whisper in people’s ears and tell them our secrets and our truth. That kind of honesty and connection is rare today. It is valuable. And I don’t mean valuable in the simplistic capitalist sense of creating something that can be monetized. I mean it in the “whole is greater than the sum of its parts” sense of value. That kind of personal, honest communication; that kind of connection is a big part of what makes us human. »

La stratégie de diffusion est indispensable

Si les outils de diffusion sont simples d’utilisation, faciles d’accès et gratuits (Soundcloud, Apple, Deezer, Spotify, Youtube), ils doivent être appuyés par une stratégie de diffusion… et idéalement s’intégrer dans une stratégie de communication de marque. Sinon votre podcast restera un fichier sonore abandonné sur un serveur, sans auditeur.

« C’est un contenu exigeant et difficile à produire. Il faut penser l’éditorial et l’artistique mais l’exercice ne s’arrête pas là. La recherche de la performance passe par la construction d’une stratégie globale avec le sens, la diffusion, la communication et naturellement la mesure d’audience analysée et commentée. »

La simplicité cache le boulot

Pour un format comme Outdoor Podcast ou Mon Bureau C’est La Montagne, il faut compter deux à trois journées de recherche, de casting, d’écriture, de prise de rendez-vous, une à deux journées de prises de son sur le terrain, puis encore deux à trois journées de montage, écriture et enregistrement de la voix du narrateur, mixage, musique et effets sonores. Il ne reste plus qu’à mettre en ligne… et déployer la communication sur les réseaux sociaux. 

Ecrire, interviewer et monter pour un podcast est un vrai plaisir favorisant la liberté de ton et la sincérité… tout en devenant un outil de communication puissant dans une stratégie de récit de marque (mais ça, vous l’aviez compris). Il se passe toujours quelque chose quand on appuie sur le bouton rec.

Texte : Guillaume Desmurs

Photos : Nathalie Ecuer et Guillaume Desmurs

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